Un temps d’arrêt peu ordinaire | École de vie Don Bosco

Un temps d’arrêt peu ordinaire

Pourquoi ces temps d’arrêts sur nos routes quotidiennes, pressantes, encombrées, harcelées ?
Parce que, en Route, halte souvent s’impose :
Pour s’asseoir sur la borne ou le tronc, reprendre forces et souffle ….

Comme le dit si bien ce poème, il nécessite quelque fois de prendre des temps d’arrêt dans notre vie.

Lourdes aura été pour toute la Promo cette pause nécessaire qui nous a permis, par l’intermédiaire du service du plus faible, de nous fortifier.

Cette parole du Christ  “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” nous a permis de nous dépasser dans le service du prochain. Il en résulte une joie profonde, une joie qui émane du cœur.

Et concrètement me direz-vous, comment cette semaine s’est déroulée ?
La suite de l’article que vous allez lire va vous permettre d’en comprendre des petites brides.

Tout d’abord, nous étions divisés en deux groupes d’hospitaliers : les brancardiers ou les hospitaliers en chambre.
L’hospitalier  en chambre avait pour charge le bien être des malades dont il s’occupait : la toilette, la discussion, la prière du matin, le coucher, etc.
Quant aux brancardiers, ils allaient et venaient afin d’aider les malades à se déplacer en intérieur (vers la salle à manger, la terrasse, la salle de conférence) ou en extérieur (sanctuaire pour les célébrations communes, courses en ville, temps perso à la grotte).

Le maître mot, vous l’aurez comprit : le don total

Le don total oui, mais dans l’accompagnement. Ainsi partout ou le malade allait nous allions aussi. Cela nous a donc permis de participer entièrement au pèlerinage et à tout ce qu’il proposait.

Le planning comprenait entre autre : la procession mariale, le chemin de croix, une célébration de réception de l’onction des malades, la messe internationale, la messe d’action de grâce avec l’ensemble du diocèse.
Il y avait aussi des temps particuliers pour les jeunes hospitaliers tels que des petits temps de formation ou d’information ou des témoignages comme celui de Cénacolo (centre de réinsertion pour les personnes qui recherchent un sens à leur vie après être tombés dans l’alcool, la dépression, le cannabis).
Sans oublier le rendez-vous plus que  matinal de l’ensemble des hospitaliers pour le chemin de Croix dans les Montagnes et sous la PLUIE !

Mais pour ma part le « summun du summun », ce qui a couronné le tout a été la baignade aux piscines de Lourdes. Que de grâces sont données alors par Marie. Au son du chapelet récité, nous sommes chacun allé nous plonger dans les eaux limpides qui ont fait tant de miracles (70 reconnus et 21 000 améliorations de cas).

A ce propos lors d’un temps jeunes nous avons eu la chance de rencontrer le médecin responsable d’attester la validité des miracles. Il nous a particulièrement parlé du dernier miracle en date. Il s’agissait de sœur Bernadette Moriau qui souffrait d’une invalidité fonctionnelle des membres inférieurs à la suite d’un syndrome de la queue de cheval. Ayant reçu l’onction des malades lors du pèlerinage de 2008 et revenue chez elle, au cours d’un temps de prière en communion avec les malades de Lourdes « elle a ressenti une sensation inhabituelle de relâchement et de chaleur dans tout son corps » et perçu « comme une voix intérieure qui lui demanda d’enlever l’ensemble de ses appareils, corset et attelle ».  Marie reine des opprimés a réussi encore une fois à intercéder auprès de son fils afin qu’une créature éprouvée par la maladie soit libérée.

Admirer le ciel, s’agrandir de tout l’univers.
Saluer la madone, adorer le Crucifié, se recueillir en Dieu.
Se réjouir en Dieu, se fortifier en Dieu …
Et reprendre la Route plus lucide, plus fort, plus ardent.

Tel aura été Lourdes pour nous cette année.

Hélène

Lourdes